[f=#ffff00]Surface ridée des pensées très monotones
Oubli de ces regards aux accents détonants
Je croyais la revoir en chantant, mon Afrique
Mais c'est son ombre en fait qui me faisait la nique
Et quelque chose en moi est mort à cet instant
Triste et entêtant comme une chanson d'automne
Je l'ai aimée pourtant, ô tellement aimée
Comme un homme sa femme, un soldat sa patrie
Je l'ai pleurée, Afrique, et versé tant de larmes
Que le sang de l'amour a fini par fermer
Son débit infini en mon âme meurtrie
Et je suis resté là, abattu et sans arme !
Si un jour le coeur vous en dit, mes bien aimés,
Si vous pensez à moi, vous irez tourmenter
Un peu l'orgueil perdu de ce beau continent
Peut-être bien alors que le souffle du vent
Résonnera encore en son sein déjanté
Et l'on récoltera les grains qu'on a semés !
Ces esprits égaillés dans les recoins du monde
Si pleins de rêves fous et de l'intelligence
Des gens qui ont souffert pour s'enrichir la tête
Ces exils parfaits qui forment sans faconde
Et façonnent en dedans méfiance et bienveillance
C'est une autre façon de regarder le monde
Avec étonnement : de fait, c'est une quête !
lamzoz@live.fr


